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Archive for the ‘Analyses’ Category

Opération « Niwi » (10 mai 1940)

8 février 2017 Laisser un commentaire

silhouette-fieseler-fi-156-storchL’opération « Niwi » est une opération militaire allemande au cours de la Seconde Guerre mondiale. Elle se déroule le 10 mai 1940 au moment du déclenchement de l’offensive contre la Hollande, la Belgique, le Luxembourg et la France (opération « Fall Gelb »).

Contexte stratégique et opérationnelle :

Envahie d’abord par l’Allemagne puis également par l’URSS, la Pologne est vaincue à l’automne 1939. La France et la Grande-Bretagne déclarent la guerre au III. Reich, mais restent l’arme au pied malgré l’offensive limitée sur la Sarre.

Dès la défaite de la Pologne, le III. Reich redéploie ses forces vers l’Ouest. Tout au long de l’hiver 1939/1940, le front reste calme. C’est la « Drôle de guerre ». Le conflit se déplace sur des fronts périphériques (Atlantique, Danemark, Norvège) tandis que l’URSS vient souffre face à la Finlande.

Tandis que les Français restent en position strictement défensive, les Belges, Luxembourgeois et Hollandais restent neutres malgré les signes montrant que le III. Reich est prêt à violer leur neutralité. De leur côté, les Allemands préparent activement l’offensive et tirent les enseignements de la campagne de Pologne. Deux axes d’offensive font l’objet d’une attention particulière et incluent des opérations qui peuvent être cataloguées comme « spéciales ». Le premier concerne la Hollande avec l’engagement massif d’unités aéroportées pour neutraliser ce pays le plus rapidement possible. Le second concerne les Ardennes belges et luxembourgeoises par lesquelles doivent passer les unités blindées en charge de percer le front français sur la Meuse. Lire la suite…

Old School Tactical

13 janvier 2017 1 commentaire

flying-pig-games-old-school-tactical-eastern-front-1941-1942-boiteOld School Tactical est un jeu d’histoire sur plateau pour deux joueurs qui simule les combats de la Seconde Guerre mondiale à l’échelle tactique. Lire la suite…

SS, criminel de guerre et officier de la Bundeswehr (39/45 Magazine n°334)

11 novembre 2015 Laisser un commentaire

39-45 Magazine 334Ardennes, 16 décembre 1944. La dernière offensive majeure de la Wehrmacht à l’Ouest pour tenter de renverser une situation désespérée démarre. En tête du Kampfgruppe Peiper qui doit ouvrir la route des ponts sur la Meuse, Werner STERNEBECK commande un détachement composé de quelques Panzer. Nommé à ce poste pour s’être distingué la veille dans une taverne, la mission est risquée (certaines nominations tiennent à pas grand-chose), mais il possède une longue expérience acquise avec la Leibstandarte SS depuis le début conflit. Il a connu déjà des victoires, des défaites, les horreurs de la guerre et plus particulièrement celles propres à ce conflit, notamment à l’Est, dont il a été l’un des acteurs.

La progression ne se passe pas aussi facilement que prévu. Les conditions sont très éloignées de celles de la traversée des Ardennes. Les chaussées sont glissantes, l’adversaire bien équipé et décidé à se battre, les armes antichars individuelles comme le bazooka sont un vrai danger dans des compartiments de combat réduits et clos, des mines non identifiées trainent partout… Les pertes s’accumulent et le temps s’écoule inexorablement sans que les kilomètres progressent eux significativement. Le 17 décembre, une colonne américaine se présente. En quelques instants, elle est attaquée, bloquée, détruite. Un Villers-Bocage en plus réduit, mais sans Tiger. Plusieurs GI’s se rendent mais ils ne savent pas encore qu’ils vont être bientôt massacrés par les SS. Pour les Allemands, la guerre continue encore quelques mois, la Hongrie et l’Autriche remplaçant les Ardennes.

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www.3945km.comDes origines aux conséquences de la Seconde Guerre mondiale, un siècle d’histoire militaire planétaire !

La Seconde Guerre mondiale est un tournant majeur dans l’histoire du monde, que ce soit en Europe ou en Asie. La dimension intercontinentale est essentiellement vraie pour les Etats-Unis qui se battent en Europe pour y prendre physiquement et culturellement pied ainsi qu’en Asie et dans le Pacifique. Les conflits qui vont germer après 1945 sont issus des conséquences du conflit. Durablement, les armées sont marquées par l’évolution des technologies, des doctrines et des mentalités de la guerre. L’apparition de l’atome, tout comme la décolonisation et l’apparition du terrorisme sont les héritiers de cette guerre. De même, la Seconde Guerre mondiale n’a pas été spontanée. Elle résulte, que ce soit en Europe, dans le Pacifique et en Asie d’influences issues du début du XXème siècle. La conjonction d’intérêts idéologiques et politiques, le calendrier propre des protagonistes, le développement des moyens de transport et de communication vont donner l’impression d’une certaine unité de temps à défaut de lieu.

www.3945km.com propose de recenser des publications couvrant un siècle d’histoire militaire, du début du XXème siècle aux conflits contemporains en mettant en avant notamment les travaux en langue française.

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39/45 Magazine est une revue fondée par les Editions Heimdal en 1983 à la veille du 40ème anniversaire du Débarquement en Normandie. La ligne éditoriale se concentre sur la Seconde Guerre mondiale en général et s’est construite autour de quelques piliers immuables : témoignages, opérations, unités, archéologie des fortifications. L’iconographie est indissociable des textes. L’ensemble de la Seconde Guerre mondiale est abordé, l’éditeur ayant réussi à sortir de son ancrage normand tout en conservant une expertise reconnue mondialement sur la bataille de Normandie à l’été 1944.

Luftwaffe 1939/1945 : une conception pas si mauvaise que cela… (2e Guerre mondiale n°58, Mars & Clio Editions, février/mars 2015)

22 février 2015 Laisser un commentaire

revue_2gm_058Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la Luftwaffe, l’armée de l’air allemande, est tout d’abord considérée comme l’un des facteurs clefs des victoires de la première partie du conflit en Europe (Pologne en 1939, Ouest en 1940, Balkans en 1941, Opération « Barbarossa » à l’été 1941) avant d’être identifiée comme étant le maillon faible du III. Reich face à la montée en puissance des aviations alliées et aux bombardements stratégiques sur l’Europe occupée. De là à dire que la Luftwaffe a été mal conçue et a souffert dès le début de vices cachés, il n’y a qu’un pas…

Pourtant, en de nombreux points, la Luftwaffe est en avance : doctrine, art opératif, coopération avec les forces terrestres, bombardement stratégique, supériorité aérienne, organisation du soutien logistique à terre pour mettre en œuvre des terrains d’aviation les plus proches des zones d’opérations…

En fait, la Luftwaffe rencontre les mêmes difficultés que la Panzerwaffe et plus encore la Kriegsmarine. Si le Traité de Versailles n’empêche pas le développement d’une pensée militaire extrêmement aiguisée et en avance sur son temps, il neutralise pendant plus d’une décennie la production et la mise en œuvre d’équipements modernes. A cela s’ajoute la neutralisation de tous les armements lourds.

Quand la Wehrmacht se réarme au grand jour à partir de 1933, tout est à reconstruire, même si les bases sont saines. La mise sur pied d’une armée moderne, nombreuse et bien équipée s’effectué en quelques années seulement à marche forcée. Quand s’ouvre la Seconde Guerre mondiale, le III. Reich n’est de toute façon pas prêt militairement à soutenir un conflit de cette ampleur, même si les deux premières années font illusion. Très vite, des contraintes apparaissent. Les premières générations de matériels souffrent de nombreux défauts et sont en nombre trop restreint. Pourtant, les bases sont saines et les générations de matériels qui éclosent au cours du conflit puisent leurs racines dans les études menées dans les années 30 complétées des retours d’expérience des différents fronts.

L’industrie du Reich est cependant incapable à la fois de fournir des modèles en nombre suffisant pour équiper les forces levées, remplacer les pertes au combat et lancer des modèles plus performants.

Le dossier proposé par 2e Guerre mondiale n°58 de Mars & Clio Editions permet de revisiter la montée en puissance de la Luftwaffe et de constater la cohérence des concepts et de leur aspect novateur, même si les moyens et le temps ont manqué. Il met aussi en lumière la grande continuité dans laquelle s’inscrit la Luftwaffe depuis les premiers pas de l’aviation militaire.


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Après les combats, le ménage… (Normandie 1944 n°14, Editions Heimdal, février/mars/avril 2015)

16 février 2015 Laisser un commentaire

revue_normandie1944_014La littérature spécialisée s’intéresse majoritaire sur comment sont menées et parfois préparées les guerres. Rares sont les contributions à propos de la gestion de l’après-guerre. Le magazine Normandie 1944 n°14 (février/mars/avril 2015) des Editions Heimdal propose une étude richement illustrée et inédite sur le dépôt de Saint-Lambert-sur-Dives dans lequel sont entreposés les matériels allemands capturés. Situé au point de sortie de la poche de Falaise, cet endroit est idéalement choisi puisque les armées allemandes en retraite laissent sur le champ de bataille une très grande quantité de matériels (et de cadavres) sur le terrain.

Le matériel ainsi stocké sera ferraillé et « digéré » en plusieurs années. Si certains matériels sont remis en état et utilisés notamment par l’armée française, ils seront également une manne dans le marasme d’après-guerre pour tous ceux qui voient une opportunité de récupérer « gracieusement » ce qui leur fait défaut (roues, pneus, moteurs, ferraille, etc.).

La guerre ne s’arrête pas une fois les combats terminés. Au-delà des impacts politiques et économiques, le nettoyage du terrain et l’exploitation des « restes » sont pour quelques temps encore le quotidien de millions d’Européens…


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Sturmgeschütz-Abteilungen / Panzer-Divisionen : concurrence ou complémentarité ? (Batailles & Blindés n°65, Editions Caraktère, février/mars 2015)

2 février 2015 Laisser un commentaire

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Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les armées du III. Reich révolutionnent incontestablement l’utilisation de l’arme blindée. Tout d’abord en repensant le concept d’emploi des chars et leur interaction avec les autres armes, notamment l’aviation, puis en développant la notion de char de bataille (« Main Battle Tank ») qui préfigure les futures générations de tanks. Présents en petit nombre lors des opérations de mai et juin 1940, le canon d’assaut (« Sturmgeschütz ») voit son emploi de plus en plus élargi au point de devenir une partie intégrante des Panzer-Divisionen à la fin du conflit. De concurrent, le Sturmgeschütz s’est hissé au rang de meilleur allié du Panzer.

En fait, les deux engins sont complémentaires et en fonction de la situation et des terrains, l’un ou l’autre est plus approprié. En milieu urbain ou des compartiments de combat très cloisonnés comme le bocage normand ou les routes étroites et enlacées des Ardennes enneigées, le Sturmgeschütz est plus à son aise. Dans les grandes plaines, les steppes ou le désert, le Panzer est davantage dans son élément surtout s’il possède une excellent puissance de feu et une allonge de tir avantageuse, qui plus est servie par une optique dernier cri.

Le débat n’est pas d’opposer l’un à l’autre mais de comprendre que la victoire, ou a contrario la défaite, dépend certes de la qualité intrinsèque des engins employés, mais surtout de l’environnement dans lequel ils évoluent. L’économie de moyens n’est pas seulement de libérer un maximum de forces au « Schwerpunkt », mais aussi de dégager les « bonnes » forces.

En poussant le raisonnement un peu plus loin, la Wehrmacht aurait été mieux inspirée de déployer davantage d’unités de Sturmgeschütz en Normandie en 1944 pour libérer ses précieuses Panzer-Divisionen à l’Est ou les garder en réserve pour les utiliser dans de meilleures conditions géographiques.

L’article paru dans le magazine Batailles & Blindés n°65 (février/mars 2015) des Editions Caraktère invite le lecteur à mieux connaître ces blindés qui semblent être en apparence des Panzer atrophiés mais dont les Allemands eux-mêmes n’ont pas su tirer pleinement les avantages d’une telle idée, pourtant géniale, et d’un concept d’emploi transformé par les combats, les impératifs économiques et industriels qui en firent un Panzer comme un autre et non plus une seule arme de soutien de l’infanterie…


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P-47 « Thunderbolt » : artisan de la Victoire, bâtisseur de l’armée américaine d’après-guerre… (Le Fana de l’Aviation n°543, Editions Larivière, février 2015)

26 janvier 2015 Laisser un commentaire

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L’impressionnante montée en puissance de l’industrie d’armement américaine au cours de la Seconde Guerre mondiale permet la mise sur pied de forces de combat terrestres, aériennes et maritimes particulièrement bien équipées et dotées d’une logistique qui ne peut rivaliser avec aucune autre nation en guerre. Ces deux qualités de l’instrument militaire US sont toujours d’actualité aujourd’hui, même si elles ne permettent pas de gagner tous les types de guerre auxquels les Etats-Unis doivent faire face.

A l’issue de la victoire en 1945, tant en Europe qu’en Asie « libère » pléthore d’hommes et de matériels, les pertes ayant été globalement assez minimes comparées aux autres nations engagées (ce qui ne signifie pas qu’aucun sacrifice n’a été consenti par les Etats-Unis, bien au contraire) et la mobilisation atteignant son apogée à la fin du conflit.

La réussite de cette démobilisation est pourtant essentielle dans le redécollage économique, le dynamisme technologique et le maintien d’un outil militaire particulièrement puissant mis en « veille active ».

L’exemple fourni par le Fana de l’Aviation n°543 des Editions Larivière avec le reclassement des P-47 « Thunderbolt » dans l’Air National Guard est particulièrement marquant. Grâce à la Garde Nationale, équipée de matériels encore capables de s’opposer à tous les adversaires potentiels des Etats-Unis, l’armée américaine se dote d’un outil lui permettant de renforcer très vite ses unités d’active et d’en faire un réservoir de troupes aguerries et équipées pour toutes ses opérations. Cela se verra dans tous les conflits dans lesquels l’Amérique est engagée depuis la guerre : Vietnam, Golfe, Irak, Afghanistan…

L’article propose également de superbes clichés de cet avion légende dans des décors auxquels les lecteurs sont moins habitués que ceux fournis par le théâtre des opérations en Europe.


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