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Archive for janvier 2015

P-47 « Thunderbolt » : artisan de la Victoire, bâtisseur de l’armée américaine d’après-guerre… (Le Fana de l’Aviation n°543, Editions Larivière, février 2015)

26 janvier 2015 Laisser un commentaire

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L’impressionnante montée en puissance de l’industrie d’armement américaine au cours de la Seconde Guerre mondiale permet la mise sur pied de forces de combat terrestres, aériennes et maritimes particulièrement bien équipées et dotées d’une logistique qui ne peut rivaliser avec aucune autre nation en guerre. Ces deux qualités de l’instrument militaire US sont toujours d’actualité aujourd’hui, même si elles ne permettent pas de gagner tous les types de guerre auxquels les Etats-Unis doivent faire face.

A l’issue de la victoire en 1945, tant en Europe qu’en Asie « libère » pléthore d’hommes et de matériels, les pertes ayant été globalement assez minimes comparées aux autres nations engagées (ce qui ne signifie pas qu’aucun sacrifice n’a été consenti par les Etats-Unis, bien au contraire) et la mobilisation atteignant son apogée à la fin du conflit.

La réussite de cette démobilisation est pourtant essentielle dans le redécollage économique, le dynamisme technologique et le maintien d’un outil militaire particulièrement puissant mis en « veille active ».

L’exemple fourni par le Fana de l’Aviation n°543 des Editions Larivière avec le reclassement des P-47 « Thunderbolt » dans l’Air National Guard est particulièrement marquant. Grâce à la Garde Nationale, équipée de matériels encore capables de s’opposer à tous les adversaires potentiels des Etats-Unis, l’armée américaine se dote d’un outil lui permettant de renforcer très vite ses unités d’active et d’en faire un réservoir de troupes aguerries et équipées pour toutes ses opérations. Cela se verra dans tous les conflits dans lesquels l’Amérique est engagée depuis la guerre : Vietnam, Golfe, Irak, Afghanistan…

L’article propose également de superbes clichés de cet avion légende dans des décors auxquels les lecteurs sont moins habitués que ceux fournis par le théâtre des opérations en Europe.


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Mai 1940 : « Beute » à la française au sein de la 999/6 (GBM n°111, Editons Histoire & Collections, janvier/février/mars 2015)

23 janvier 2015 Laisser un commentaire

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Paradoxalement, le détail des combats en France de mai et juin 1940 est encore très largement méconnu. Depuis quelques années, des historiens et des passionnés s’attachent à renouveler notre connaissance des évènements de cette période. Il faut rendre grâce au travail énorme et bienfaiteur de François VAUVILLIER et de son équipe qui font de GBM « LE » magazine de l’armée française de 1914 à 1940, un exercice salvateur de réhabilitation des combattants de l’époque et surtout un exemple de travail historique irrigué par une passion sans borne.

Dans le numéro 111, la découverte du parcours et de l’équipement de la Compagnie Autonome de Protection Antiaérienne 999/6 de l’arme du Train en est une parfaite illustration. Cette unité destinée à protéger les convois routiers des attaques aériennes est équipée d’un curieux mélange d’attelages faits de camionnettes Chevrolet et mitrailleuses Maxim M-4 récupérées sur les unités de l’armée républicaine espagnole qui s’étaient réfugiées en France en février 1939. Ce montage est digne des bricolages dont les Allemands feront une de leur spécialité au cours de la guerre quand leur production nationale sera incapable de pourvoir aux besoins du front.

Ses hommes se voient crédités de cinq avions de Luftwaffe abattus.

Les quelques pages de l’article montrent aussi cruellement le désarroi dans lequel se trouvent les unités françaises et leurs hommes sur les routes de la retraite quand la défaite est consommée. Il n’y a qu’à subir, ce qui n’empêche quelques derniers sacrifices… pour l’Honneur.

Qui a dit que « Ceux de 40 » n’ont pas fait preuve d’initiative, de courage et de volonté ?


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Berlin 1945 : le crépuscule des fauves éreintés… (Trucks & Tanks n°47, Editions Caraktère, janvier/février 2015)

22 janvier 2015 1 commentaire

revue_tnt_047La bataille de Berlin en avril 1945 est l’un des moments phares et scrutés à la loupe de la Seconde Guerre mondiale. Les grandes lignes sont assez connues mais il reste de nombreuses facettes inexplorées notamment en raison de l’absence d’archives allemandes compte tenu de la défaite et de la confusion qui règne alors.

Pourtant, le magazine Trucks & Tanks des Editions Caraktère apporte dans son numéro 47 un éclairage un peu particulier et original. Le III. Reich est alors en état de mort cérébrale, seuls les membres réagissent par réflexe. Son complexe militaro-industriel est asphyxié, en partie détruit ou occupé. Ses structures de commandement sont éclatées, sans liens ni cohésion. Ses forces de combat sont réduites, éparpillées sans plus aucune cohérence d’ensemble. Les effectifs sont réduits à la portion congrue. Les renforts d’adolescents ou de « seniors » ne comblent pas les vides en terme de quantité et encore moins en terme de qualité. Les derniers affrontements se font avec ce qui peut être rassemblé sur le champ et opposé immédiatement à l’adversaire.

Ainsi, dans les ruines de la capitale du Reich, quelques chars de série les plus modernes côtoient des prototypes plus ou moins aboutis de ce qui aurait pu être le futur de la Panzerwaffe et des bricolages basés sur des armes plus ou moins obsolètes, sans parler de quelques authentiques pièces de musée. Malgré tout, cet assemblage de bric et de broc d’hommes et de matériels donne jusqu’au bout du fil à retordre à l’Armée Rouge pourtant toute puissante et en pleine confiance. Elle laisse dans les ruines de la capitale du Reich deux milliers de chars et de trop nombreux soldat.

L’issue était connue d’avance. Mais l’intérêt de cette étude est de comprendre comment quand tout est fini, tout est perdu, il reste toujours de quoi fournir des armes aux combattants en puisant dans les ultimes stocks et l’imagination de quelques artisans…

Les photos, plans et profils couleurs qui accompagnent les textes combleront les maquettistes qui y trouveront de l’inspiration pour présenter des scènes originales de la bataille de Berlin…


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Luchno, septembre 1941 : l’Armée Rouge use la « Totenkopf » (Ligne de Front n°53, Editions Caraktère, janvier/février 2015)

20 janvier 2015 Laisser un commentaire

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Les progrès de la recherche historique avec l’analyse approfondie des archives allemandes et l’ouverture partielle de celles de l’ex-URSS permettent de renouveler la vision des premiers mois du conflit germano-soviétique. Loin de la vision idéalisée des témoignages allemands ou des récits de Paul CARELL, l’opération « Barbarossa » se trouve assez vite perturbée malgré des succès pour le moins immenses mais non décisifs. Les unités s’usent, les hommes et les matériels subissent une attrition permanente. Aux bonds succèdent des périodes d’affrontements terribles et réciproquement. Le problème est que chaque avance est de plus en plus difficile, coûteuse et réduite.

Grâce aux récentes études de David GLANTZ, la bataille de Smolensk apparait sous un jour nouveau et comme un tournant majeur du conflit. Ce n’est pas le seul, même si d’autres points d’arrêt n’ont pas un impact stratégique aussi important.

C’est le cas par exemple des combats pour Luchno fin septembre 1941. La SS-Division « Totenkopf » s’use, même si elle s’accroche au terrain  face aux attaques soviétiques. Ces dernières manquent de coordination, d’efficacité et se soldent par des pertes effroyables. Mais le réservoir humain qu’est alors l’URSS permet de renouveler en permanence les unités. En face, les unités de l’Axe souffrent et même si elles tiennent encore leurs adversaires en respect, leurs capacités offensives sont durement émoussées sans véritablement de perspective d’amélioration.

L’article que Didier LAUGIER consacre à cette bataille dans Ligne de Front n°53 (janvier/février 2015) des Editions Caraktère offre une plongée tactique dans le quotidien de la « Totenkopf » du 19 au 25 septembre 1941. La vision reste malheureusement exclusivement germano-centrée, mais n’apporte pas moins un éclairage sur la vision de ces journées au niveau divisionnaire.


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Opération « Orient » : grandeur et démesure des plans intercontinentaux du III. Reich (Ligne de Front n°53, Editions Caraktère, janvier/février 2015)

20 janvier 2015 Laisser un commentaire

revue_ldf_053Ligne de Front n°53 (janvier/février 2015) des Editions Caraktère propose un article pour le moins surprenant sur les plans grandioses du III. Reich en 1942 qui visent à tendre la main aux Japonais via l’Inde par une poussée à partir de l’Egypte et du Caucase… Certes, diriger c’est anticiper, mais dans le cas présent, nul doute que les yeux étaient bien trop grands que le ventre. L’hiver 1941/1942 est déjà un terrible avertissement pour la Wehrmacht et clos un embourbement progressif dans l’immensité soviétique depuis le déclenchement de l’opération « Barbarossa » le 22 juin 1941. En Afrique du Nord, malgré des coups d’éclat, les forces germano-italiennes sont bien trop faibles. Malte résiste toujours, épine britannique plantée au centre de l’axe logistique de l’Axe de part et d’autre de la Méditerranée pour ravitailler son corps expéditionnaire aventuré en Afrique.

L’intérêt de l’article est de mettre en perspective ces projets stratégiques grandioses et des unités plutôt exotiques dont l’existence ne peut pas se concevoir sans appréhender cette dimension géostratégique. Il en est ainsi des Sonderverband 287, Sonderverband 288, Indische Legion et Legion Freies Arabien qui bénéficient d’ailleurs de brefs historiques.

La description de cette opération « Orient » n’en reflète pas moins la difficulté de concilier des objectifs, une planification stratégique tant humaine, politique, culturelle et matérielle avec des intérêts contradictoires des participants.


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